top of page
  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

J’ai choisi le soleil

Apporter une solution à un problème complexe

avec une grande certitude de réussite est une illusion.

Plus il est complexe, plus la probabilité de réussite diminue.

Tout contrôler, tout maitriser.

Hubris de l’homme !

Aujourd’hui avec le principe de précaution

comme épée de Damoclès,

notre capacité exponentielle à accumuler des datas,

et les puissances phénoménales de calculs

à notre disposition autorisent

des modélisations de plus en plus sophistiqués,

l’exploration d’une autre réalité avec l’IA

et le Deep Learning, les algorithmes,

sans compter Les progrès technologiques

d’observation de l’espace ou de notre cerveau.

Nous avons à notre disposition des outils

et des moyens considérables,

mais plus nous en avons,

plus nous avons besoin de spécialistes

de plus en plus pointus

dans un domaine de plus en plus étroit

et plus une compréhension holistique s’évapore.

Chacun ne voyant qu’une face de la sculpture,

personne ne pouvant la voir dans sa globalité.

Pourtant, nous sommes persuadés de pouvoir

tout contrôler et refusons l’approximation.

La probabilité d’erreur acceptable

diminue au fur et à mesure que nos modèles

de prédiction se complexifient,

alors que plus ces modèles

sont sophistiqués plus la marge d’erreur augmente..

Décider c’est agir sans savoir, choisir c’est agir en sachant.

Et nous pensons, voudrions ou rêverions

de vivre dans le « choix » alors que nous sommes

et serons dans la « décision »

puisque plus on connait,

plus le champ de notre ignorance s’agrandit.

Rien de nouveau sous le soleil...



9 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Un vent de liberté.

Donner, donner, tout donner sans compter, sans se soucier d’un éventuel retour, sans envisager, sans espérer un gain. Crier sa joie jusqu’à taire cette petite voix qui peut surgir à tout moment comme

Chacun sa place.

Il y a l’artiste qui ne laisse aucune place au regardeur. Son regard sur le monde est le sien et il l’impose. Il existe d’autres artistes qui laissent une place à ce regardeur, attendant avec impatien

Voyage dans le temps du réel.

La pensée nous embarque dans un voyage spatiotemporel vers un futur qui n’est pas encore là, (sinon ce serait un présent), et jamais conforme à notre projection, ou dans un passé que l’on corrige san

bottom of page