• Arthur Baudon Vernet

L’humilité du vers de terre.

Dernière mise à jour : 1 févr. 2021

Quand j’ai commencé à marcher, je suis tombé.

J’ai oublié totalement la douleur

et me suis immédiatement remis à marcher.

Quand je suis monté à cheval,

j’ai augmenté mon rayon d’action

et ma vitesse de déplacement.

Quand je suis tombé j’ai eu très mal,

je m’en souviens encore.

Quand j’ai pris un train,

le temps de m’endormir

je me réveillais dans un autre pays.

Si le train déraille, certains meurent.

Quand j’ai pris l’avion

j’ai pu traverser les océans en quelques heures

et changer de continent.

Si l’avion a un accident, tous ses passagers meurent.

J'ai même marché sur la Lune!

Toujours plus vite, plus confortablement,

nous nous éloignons de notre condition animale

et en oublions notre vulnérabilité naturelle.

Nous oublions que nous sommes seulement

un hôte sur le système Terre

qui pour assouvir ses désirs de vie

et son développement a besoin de coloniser ses ressources,

sans elles nous ne pouvons pas vivre.

Comme le virus inerte ne peut exister

qu’au dépend de son hôte

et qui afin d’assurer son développement

doit se modifier en permanence.

Pour lui, la vie est un moyen d’assurer son développement.

Nous, nous voulons les deux:

vivre et assurer notre développement.

Eux ont une biomasse trois fois plus importante

que la nôtre et sont là depuis plus longtemps que nous.

Qu’avons-nous à redire ?

Juste être conscient que malgré les apparences,

ce n‘est pas le soleil qui tourne autour de la terre

mais bien la terre qui tourne autour du soleil.

Nous nous croyons les maitres à bord du système Terre.

Comment un organisme représentant mois de 10 000 fois

la biomasse totale du monde vivant pourrait-il le contrôler ?

Comme si un vers de terre de sept grammes prétendait

contrôler le corps d‘un humain ?

Non, mais, vraiment ?

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