top of page
  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

L’hymne à la bouche.

Le premier cri de la vie

comme son dernier souffle

passe par elle.

Le bonjour, les au revoir,

même l’adieu passe par elle.

Le baiser amical, familial,

amoureux voire bestial aussi.

L’eau l'emprunte pour irriguer son hôte.

La nourriture y commence

sa transformation en énergie de vie.

Les arômes s'y métamorphosent

en plaisirs ou déplaisirs dans notre cerveau.

Nos sourires, colères, étonnements,

mépris, assurances, peurs, joies, arrogances,

une palette infini d’émotions peut s’y lire.

Notre voix en sort avec ses teintes

de couleurs peintes par notre humeur et notre santé.

Nos pensées y prennent vie en voyageant à l'air libre,

soudainement métamorphosées de molécules en sons.

Notre bouche collabore avec les yeux

qui y gagnent en variétés d’expressions.

Le dialogue d'oeil à oeil est d'une autre nature,

mais il arrive aux yeux de se poser aussi sur la bouche

pour y lire son chant dont ils ne voient que le mime.

La conversation de bouche à bouche,

comme un dialogue entre sourds

qui s'entendent très très bien.



7 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Ne rien attendre.

On ne peut pas être conscient des choses tant qu’on ne les a pas interrogés soi-même. L’évolution, la métamorphose, la transformation ne peut advenir qu’après une interrogation personnelle et intime.

La cause et l’effet

On analyse le succès comme on regarde la construction rationnelle d’un mur. Comme si chaque brique avait été posé avec une précision calculée pour dévoiler la beauté du mur achevé. Ou bien dans le cas

Le temps qui passe

Densifier l’éphémère ne signifie pas le remplir d’agitation jusqu’à ne plus pouvoir respirer, mais plutôt intensifier l’attention qu’on lui porte sans vouloir en prendre quelque chose, sans redouter s

Commenti


bottom of page