• Arthur Baudon Vernet

La conscience anesthésiée.

Dernière mise à jour : 9 oct.

L’occupation systématique

et permanente de son corps et de son esprit

peut étourdir sa conscience.

Le travail, les occupations ménagères,

les rencontres, travail, sorties, travail, cocktails,

inaugurations, travail, déjeuners, visites,

invitations, diners, travail, vacances,

travail, voyages. Peurs du lendemain,

anticipations cauchemardesques

ou euphoriques de l’avenir.

Vouloir faire coller le monde

au fantasme que l’on en a.

Nourrit des clichés d’une vie réussit

qui correspond à une carte postale

de couchers de soleil de cinéma

finalement toujours moins beaux

que ceux que l’on a devant les yeux

si on les regarde vraiment,

en s'y laissant absorber.

Une agitation permanente,

sans avoir une minute à soi,

nous éloigne de notre conscience.

Illusionné par tant d’activités,

agir pour agir nous entraine

dans un monde d’automatismes

qui aspire le peu de conscience disponible

dans le vide de ses interstices.

Fier d’avoir d’occupé chaque seconde

des 24h00 écoulées,

le sentiment d’avoir vécu ce jour

comme le dernier m’ébloui moi-même !

Satisfait ! J’ai fait tout ce que je pouvais faire,

même un rien n’aurais pas eu sa place,

tant j’ai occupé

chacune des 86 400 secondes de la journée !

Aucun imprévisible n’est venu bousculer mon agenda.

La performance, la productivité,

l’organisation nécessite une mesure

et non pas une dérive sans fin.

Ce bouillonnement d' agitation

transforme la conscience en vapeur,

sans substance, la vie devient alors

une succession d’illusions

souvent suivis de déceptions.

Plus l’agitation est grande

plus la conscience est comme ébouillantée.

Et alors me rétorquera-t-on ?

Rien,.

Quant à moi, je préfère vivre ma vie

accompagnée de ma conscience.

Elle me fait percevoir des sensations,

me nourrit de connaissances

auxquelles je n’aurai pas fait attention sans elle,

m'autorise le pas de côté

que je n'aurais pas fait sans sa présence.

Elle est la fondation

qui m'aide à "cultiver mon désir de devenir".


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