top of page

La conscience anesthésiée.

  • Photo du rédacteur: Arthur Baudon Vernet
    Arthur Baudon Vernet
  • 7 août 2022
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 oct. 2022

L’occupation systématique

et permanente de son corps et de son esprit

peut étourdir sa conscience.

Le travail, les occupations ménagères,

les rencontres, travail, sorties, travail, cocktails,

inaugurations, travail, déjeuners, visites,

invitations, diners, travail, vacances,

travail, voyages. Peurs du lendemain,

anticipations cauchemardesques

ou euphoriques de l’avenir.

Vouloir faire coller le monde

au fantasme que l’on en a.

Nourrit des clichés d’une vie réussit

qui correspond à une carte postale

de couchers de soleil de cinéma

finalement toujours moins beaux

que ceux que l’on a devant les yeux

si on les regarde vraiment,

en s'y laissant absorber.

Une agitation permanente,

sans avoir une minute à soi,

nous éloigne de notre conscience.

Illusionné par tant d’activités,

agir pour agir nous entraine

dans un monde d’automatismes

qui aspire le peu de conscience disponible

dans le vide de ses interstices.

Fier d’avoir d’occupé chaque seconde

des 24h00 écoulées,

le sentiment d’avoir vécu ce jour

comme le dernier m’ébloui moi-même !

Satisfait ! J’ai fait tout ce que je pouvais faire,

même un rien n’aurais pas eu sa place,

tant j’ai occupé

chacune des 86 400 secondes de la journée !

Aucun imprévisible n’est venu bousculer mon agenda.

La performance, la productivité,

l’organisation nécessite une mesure

et non pas une dérive sans fin.

Ce bouillonnement d' agitation

transforme la conscience en vapeur,

sans substance, la vie devient alors

une succession d’illusions

souvent suivis de déceptions.

Plus l’agitation est grande

plus la conscience est comme ébouillantée.

Et alors me rétorquera-t-on ?

Rien,.

Quant à moi, je préfère vivre ma vie

accompagnée de ma conscience.

Elle me fait percevoir des sensations,

me nourrit de connaissances

auxquelles je n’aurai pas fait attention sans elle,

m'autorise le pas de côté

que je n'aurais pas fait sans sa présence.

Elle est la fondation

qui m'aide à "cultiver mon désir de devenir".


 
 
 

Posts récents

Voir tout
L’habit de lumière

Ne rien attendre n’est pas être résigné, mais devenir acceptation. Se laisser transpercer plutôt que de vouloir prendre. Porter suffisamment son attention pour laisser advenir l’émerveillement. Ecout

 
 
 
Le garçon coiffeur.

L’oiseau se pose sur la branche pensant qu’elle est solide et sure. Toutes les branches cassées, il sait bien que sont ses ailes qui le sauveront.. Le cancre qui n’en est pas un fait rire les autres

 
 
 
Chacune de nos rencontres en est une.

La jalousie démontre l’égocentrisme de celui qui l’éprouve. Il ne supporte pas que son amour soit regardé par un autre que lui-même. Pourtant, si l’on aime vraiment, on donne sans attendre de recevoir

 
 
 

Commentaires


© 2023 par L'Artefact. Créé avec Arthur design

Arthur Baudon Vernet
auteur, artiste, philosophie, photographie, poesie, ecriture, ecrivain français
Montpellier, Occitanie, France, arthurbaudonvernet

 

bottom of page