• Arthur Baudon Vernet

La fenêtre était ouverte, l’oiseau est rentré.

Dernière mise à jour : 21 déc. 2020

Faut-il qu’il se promène nu une plume

dans le cul pour que vous le voyez ?

Etre réceptif à ce qui nous entoure à un prix.

Plus on est rempli de soi, moins on peut recevoir l’autre.

Forcément, notre espace intérieur n’est plus disponible

il n’y a plus de place.

Nous l’occupons pleinement.

Ce sentiment de plein peut être réjouissant,

cette illusion que le sol

qui se dérobe devant moi m’appartient toujours

cette omniprésence de moi.

Plus je m’en satisfais moins je me rends compte

de l’air vicié que je respire.

Il faut ouvrir grand les fenêtres

pour laisser pénétrer l’air frais.

Attention, je ne peux pas garder mon air chaud

et accueillir cette fraicheur.

C’est l’un ou l’autre, ça coute.

Quelque chose sera perdu avant de savoir

ce qu’on va y gagner.

C’est comme un premier saut, que va-t-il se passer ?

La peur de ce qui n’est pas encore arrivé.

Lâcher la liane avant d’avoir attrapé la suivante.

Un instant dans le vide, un frisson de doute,

suspendu entre deux espaces.

Soudain, on sait, irrémédiablement

que la marche arrière n’existe pas.

On se rend aussi compte du pas que l’on fait.

La conscience d’avancer.

Cet abandon sans savoir ce que l'on va récupérer

est un nouveau souffle.

Il faut s’abandonner suffisamment

pour se laisser totalement transpercer

et alors commencer à percevoir

ce qui est plus grand que soi.

L’énergie de l’univers dansera avec vous

et vous deviendrez l’outil d’un plus grand que vous.


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