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La raison a eu raison de nous.

  • Photo du rédacteur: Arthur Baudon Vernet
    Arthur Baudon Vernet
  • 14 août 2022
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 août 2022

Le contrôle par notre cerveau frontal droit

nous ramène sans cesse au réel.

Seul durant le sommeil paradoxal ,

c’est-à-dire quand notre corps est inerte

mais notre activité cérébrale

aussi bouillonnante

que quand ce même corps est éveillé,

ce contrôle préfrontal droit est inactif.

C’est pourquoi nos rêves nous paraissent si réels,

plausibles, sans aucun doute.

Sans ce contrôle, tout est vraisemblable,

je change de sexe avant d’avoir fini ma phrase

me retourne et je suis passé d’un escalier

à une plage instantanément,

aussitôt poursuivi par un monstre

qui s’avère être mon ami

à qui je souris et dont le couteau

s’envole en battant des ailes

dans un ciel bleu inondé d’une eau noire parsemée

de nombreuses petites vagues blanches,

pourtant l’eau ne me tombe pas dessus ?

Normal, je suis dans cette fête

où je vais régulièrement, immédiatement

connecté avec une jolie brune

dont le téton droit n’est plus caché

par son soutien-gorge en dentelles rose.

J’ai beau courir je ne suis jamais essoufflé,

me revoilà dans cet escalier

qui n’est évidemment plus le même,

je ne suis palus dans le même sens,

cette fois-ci je le descends,

mais il y a trop de monde,

je dois nager sur les gens pour avancer,

dans un rêve j’avance toujours, jamais de recul, et vous ?

Comme dans la vie , non ?

Et puis la très jolie brune réapparait

ma vue plongeant

sur son très petit morceau de dentelle rose

qui lui sert de culotte,

mais qui ne cache plus son sexe,

je suis donc contre elle

sinon je ne pourrais pas voir ce que je vois,

mais ça c’est quand je me souviens du rêve.

Sur le moment je le vis,

je ne pense pas à mon point de vue.

Par contre j’ai toujours la même vision,

je vois avec mes deux yeux,

je n’ai pas de corps,

mes mains pourtant si présentes dans la vie réelle

sont quasiment absentes,

les plans se succèdent à une vitesse,

mais surtout à une incohérence dingue,

et si c’était ça la réalité ?

Et que notre cerveau,

dans notre soit disant vie normale,

n’arrêtait pas de corriger le tir

pour nous proposer son interprétation

d’un flot continue, cohérent, limpide

coulant tranquillement ou pas,

mais toujours dans une direction

alors qu'il n'y en peut-être pas ?


 
 
 

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Arthur Baudon Vernet
auteur, artiste, philosophie, photographie, poesie, ecriture, ecrivain français
Montpellier, Occitanie, France, arthurbaudonvernet

 

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