• Arthur Baudon Vernet

Le besoin de désir.

Un désir arrive, rarement un véritable besoin,

alors le désir embarrasse celui qui l’éprouve.

L’assouvir tel quel

comme une pulsion est certes

la solution la plus évidente

qui procure son petit plaisir,

mais aussitôt accompli,

la déception s’invite immédiatement.

Il faut impérativement en assouvir un autre

de préférence plus grand,

et de désir assouvi en désir assouvi,

on creuse un puit sans fond

sans en avoir conscience.

"Le toujours plus"

est un voyage de déception en déception.

Le désir peut demander de l’aide à la raison

pour qu’elle lui donne des arguments.

Toujours flattée quand on la sollicite,

la raison va trouver au moins trois arguments,

le premier comme fondation,

le deuxième pour confirmer

et le troisième pour enfoncer le clou.

Le désir ainsi métamorphosé en besoin

va pouvoir être assouvi sans aucune culpabilité,

mais sans le petit Pschitt de dopamine non plus.

Décidément, on ne peut pas tout avoir.

Mais pour le prochain, on ne demandera rien à la raison, chut…

6 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

L’écriture rend intense les 24 heures que nous avons tous, riches, pauvres, malades, en bonne santé, vieux, jeunes, hommes, femmes, nous disposons tous de 24 h par jour. L’écriture permet de vivre pl

On anticipe toujours en excès positif ou négatif un avenir qui n’adviendra finalement jamais comme on l’avait imaginé, si c’est le cas, c’est probablement qu’on on déjà mort.

Tant que tu ne le sauras pas toi-même, ce sont les autres qui le diront à ta place.