• Arthur Baudon Vernet

Le chemin de la joie.

Je stoppe la voiture presque brusquement

dans la descente trop pentue.

Je plonge ma tête dans le volant pour pleurer.

Elle a conquis mon grand-père!

Ma future femme, a séduit mon grand père.

C’est tellement plus fort que ce que j’imaginais.

J’arrête le mouvement

pour me concentrer sur cet instant.

Immobile.

La voiture occupe toute la place du chemin goudronné.

Nous venant de cette maison du haut

pour retrouver le monde du bas.

Pourtant cette maison du haut,

c’est lui qui l’a construite de ses mains dynamisées

par l’amour de M, sa femme.

C’est par et pour elle qu’il vit cent fois plus,

c’est par et pour lui qu’ils sont vivants.

Deux piliers qui s’appuient l’un sur l’autre pour grandir.

Une énième histoire d’amour qui démontre

que l’amour est une puissance réelle.

Je pleure des larmes de joies dont je ne contrôle pas le flux.

Une joie en réaction à cet instant

par définition non renouvelable.

C’est un temps où lui, elle, la pente et moi

nous avons fusionné.

Mes larmes rendent réel ce concentré d’émotions

imprimé au plus profond de mes tissus.

Pourtant il suffit d’y repenser

et l’écume de l’émotion réapparait.

Toujours intacte, humidifiant le papier, encore et encore.

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