Le garçon coiffeur.
- Arthur Baudon Vernet

- il y a 4 heures
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L’oiseau se pose sur la branche
pensant qu’elle est solide et sure.
Toutes les branches cassées,
il sait bien que sont ses ailes
qui le sauveront..
Le cancre qui n’en est pas un
fait rire les autres.
Le cancre, rit de lui même,
mais quand il rit , il pleure aussi.
Il vit sans que personne
n’entende le son de son cri.
Il a beau hurler, personne ne l’entend.
Ils vaquent tous à leurs occupations,
tous ces pauvres gens pourtant riches
ne pensent qu’à distraire leur esprit.
Ne pouvant supporter d’être comme un haricot,
seul, au fond de leur faitout.
Tous passent un temps fou à l’extérieur d’eux-mêmes
persuadés que l’herbe est toujours plus verte ailleurs.
Un biais cognitif, une illusion.
Le cancre , lui, l’a bien compris dès la première fois.
Il ne persiste pas à y croire, il ne fait pas semblant.
Il est habité par tellement de vies
que son faitout déborde de haricots.
C’est tellement disruptif pour un cancre
qu’il n’ose évoquer qu’avec parcimonie
son gout instinctif pour l’art, ou simplement
son appétence joyeuse de la beauté sous toutes ses formes
Esthétique, morale, sentimentale, naturelle,
cette beauté se manifeste devant tous ses sens
et dans son esprit pour éclairer
sa conscience toujours souriante.
Quand son épiderme frissonne,
alors, tout va bien dans le meilleur des mondes,
puisque rien , ni personne ne pourra ébranler le sien.

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