top of page
  • Arthur Baudon Vernet

Le mâle alpha.

Mince, plutôt grand,

les vêtements serrés au corps,

le crâne presque rasé,

les cheveux rares mais drus.

Plus d’influx nerveux

que de puissance musculaire.

Une main dans la poche

avant de son jean,

le manteau ouvert à cause

de ses grandes enjambées.

L’autre main nourrit sa bouche vorace.

Les bouchées sont franches, toniques.

Il croque, la mâchoire animée

par un rythme et une fermeté

ne laissant aucun doute

sur la solidité de ses gencives

et la blancheur de ses dents.

A peine avalée, la main présente

une nouvelle bouchée à la voracité

de sa mastication animale.

Son champs de vision est vaste,

il balaye de la tête et des yeux

avec un léger décalage,

d’abord la tête et ensuite les yeux.

Un coup à gauche, un coup à droite,

discrètement ,mais pas suffisamment

pour l’être vraiment

alors on le remarque un peu, juste un peu,

juste comme il le souhaitait.

On ne sait pas si c’est pour évaluer

ce qui se passe ou s’assurer qu’on le voit bien.

Non, en fait, il avance sans regarder vraiment,

il ne fait que scanner ce qui l’entoure,

traitant juste l’information

qui lui parvient sans y attacher

aucune importance.

Il s’assure surtout de l’attention

que lui portent les trois femmes

qui l’accompagnent.


3 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Il y a une urgence et un impératif à vivre, qui entrainent parfois une confusion entre exister et vivre. Pour exister nous devons satisfaire nos besoins quotidiens de boissons, nourritures, sommeil,

Au début, la certitude peu intéressée à l'idée d' écouter le doute préféra se livrer à lui. Très sure d’elle, elle se raconta au doute, lui toujours intéressé par un autre point de vue, posa moultes

Un modèle, la certitude est un modèle clos. Elle empêche de voir au-delà et à coté, comme dans un train sur des rails, même si le paysage parait parfois joli, la destination est garantie à la minute p

bottom of page