• Arthur Baudon Vernet

Le mouvement des frimas.

Les frimas d’octobre hésitent à s’installer.

Un matin très frais,

un après-midi si chaud

que quelques sueurs perlent encore,

réminiscence de la chaleur de l’été pourtant passé.

L’esprit, lui est déjà froid et humide.

Les pensées sombres tirant

vers le noir plutôt que vers le clair.

Pourtant le soleil se lève et se couche

avec une régularité totalement infaillible.

Mes idées s’enlisent

dans des sables mouvants lourds et étouffants.

Il faut ouvrir une fenêtre

même une toute petite.

S’attacher à apprendre quelque chose d'inconnu la veille

s’atteler à créer, même un rien,

ce sera un rien qui n’existait pas auparavant.

Sortir et mettre un pied devant l’autre,

puis l’autre, jusqu’à marcher

d’abord droit

puis rapidement

en regardant le ciel et les arbres.

Cette activité cérébrale et physique

même minimale peut suffire

à allumer une lumière qui va se propager

et finir par nous illuminer tout entier.

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