• Arthur Baudon Vernet

Certaines vérités ont du chien.

Parfois elle nous fait déglutir,

des gouttes de sueurs froides

perlent sur les tempes,

voire dans le bas de la nuque.

Notre corps tout entier

tétanisé est figé, comme glacé.

Ce genre de vérité nous empêche

le moindre mouvement, de peur

de briser un membre gelé.

Il y a en d’autres moins froides,

tièdes, voire chaudes

qui colorent le visage en rouge

et font monter des larmes suspendues

un temps, en dessous des paupières

pour finalement franchir

ce barrage trop bas et inonder

le coté droit, le coté gauche du visage ,

jamais de façon totalement symétrique,

secouant le corps comme un tas sans forme.

Qui a dit que la vérité n’avait pas de température ?


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