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Le rêve du papillon.

Photo du rédacteur: Arthur Baudon Vernet
Arthur Baudon Vernet
15 mars 2021
1 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 mars 2021

Le progrès n’est pas une flèche tendue comme le temps.

Non, le progrès n’a pas cette trajectoire

rectiligne légèrement inclinée vers la droite.

Le progrès est une montagne russe

un grand huit, une machine infernale.

Une sinusoïdale qui dure, dure

bien plus longtemps que nous.

Il est dans un mouvement sans fin

nous sommes dans un mouvement fini.

Si nous passons notre vie dans la descente

du grand huit ou de la sinusoïdale,

nous aurons une certaine idée de la vie.

Si nous la vivons avant l’arrivée au sommet

et qu’elle finit nous offrant la vue

comme une révélation, nous en conclurons

qu’il aura suffi de se laisser porter par l’air du temps

et monter ainsi automatiquement avec tout le monde

pour à la fin, au sommet du manège,

découvrir cette vue inouïe !

L’un et l’autre jugeront leur vie et la vie différemment.

Ce qu’ils auront vécu leur donnera raison

ils seront l’un et l’autre sincères en livrant

leur vérité qui deviendra la vérité

pour leur descendance.

Une réalité en tout cas, c’est que le papillon

qui se pose sur un séquoia est persuadé

que le séquoia n’est pas vivant

puisque pendant toute la durée de sa vie

le séquoia n’aura pas bougé.

Et nous qui passons 15, 27, 33, 59, 75, 85, 97 ans sur terre

nous pensons pouvoir tirer des conclusions sur la vie

et affirmer des vérités ?

Non, mais, je rêve.



(Il y a 7,5 M d'années

un tronc commun d'évolution

se séparait en deux branches:

singe et homme.

Depuis environ 300 000 générations, seulement..)


 
 
 

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Arthur Baudon Vernet
auteur, artiste, philosophie, photographie, poesie, ecriture, ecrivain français
Montpellier, Occitanie, France, arthurbaudonvernet

 

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