• Arthur Baudon Vernet

Le Roi du potager et de la bibliothèque.

Ne jamais, jamais, jamais rien attendre des autres.

Donner, donner, donner, sans retenue

ce que vous avez en vous

sans rien attendre en retour

est un chemin tortueux,

douloureux car on a l’impression

de tout donner tout le temps

et de ne jamais rien recevoir en retour.

On en veut à la terre entière,

non pas à la Terre, la pauvre,

mais à tous ces humains,

nos semblables qui ne voient rien,

n’entendent rien, ne comprennent rien

puisqu’ils ne réfléchissent pas.

Réfléchir,

c’est entretenir un dialogue avec soi,

pas avec « moi ».

Et quand on dialogue avec soi la discussion

est limpide, franche,

sans complaisance et sans acrimonie

et quand on est là, on a qu’une envie,

c’est que tous les autres « expérimentent » cette relation.

Car être en contact avec soi,

et encore un fois pas avec « moi »,

est du domaine de l’esprit , certes, mais aussi du corps.

On le ressent dans sa chair,

dans sa peau qui devient chair de poule,

dans ses poils qui ont des érections,

dans ses yeux qui floutent quand remplis de larmes,

dans ses poumons qui perdent l’air

et dans son cœur qui s’affole dans un rythme inconnu.

Cette connexion entre le monde extérieur

et soi devient fluide.

Tout est là, à portée de la main,

celle de chacun, pas besoin d’avoir le bras long.

Quand on l’a touché, il y a un avant et un après.

L’attention pour rencontrer

sa conscience qui va vous faire

péter à la gueule la beauté

et l’horreur de la réalité

est un effort désagréable,

mais une fois ce travail d’épuration

effectué vous allez voyager

dans un pays de clarté où la lucidité,

c’est-à-dire la recherche de la vérité,

devient la source de lumière principale.

Vivre dans un monde sans cesse renouvelé

par votre attention,

et par vous-même qui évoluez chaque jour,

voire chaque seconde,

en perdant des cellules,

en en créant d’autres,

par votre curiosité et votre appétence de connaissances,

innovant avec des connexions

neuronales inconnues la veille

et bien entendu en vous nourrissant

de rencontres nouvelles

avec la nature et vos semblables.

Une vis sans fin, un mouvement perpétuel.

Bref, « le désir de devenir » devient un combustible

nécessaire et suffisant

pour créer un royaume

dont vous êtes le roi à jamais :

« devenir »

qui s’éteindra dans l’éternel mouvement de la vie.


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