• Arthur Baudon Vernet

Le slow du légionnaire.

Dernière mise à jour : 9 nov. 2020

(apprécié par Arretetoisitupeux )

Ça va arriver et on ne la pas prévu.

On n’y a pas pensé, ou on a pas voulu y penser, mais là

maintenant on prend conscience que c’est inévitable.

On réalise que l’on a pas prévu ce qui ne peut pas ne pas arriver.

La surprise, puis l’effroi crée une onde qui enveloppe

tous les membres du corps et le fige comme glacé par un grand froid.

Le vertige qui survient est à la hauteur de la réalité dont il va falloir

obligatoirement tenir compte à partir de maintenant.

Comment vais-je faire ?

Le cœur ne bat plus, il palpite, il prend toute l’énergie et tout le sang disponible,

du coup les poumons se bloquent, le souffle est coupé.

Le film de l’effroi, du vide et de la chute tourne en boucle dans notre tête immobile.

Jusqu’au souffle libératoire.

Comme le barrage lâche d’un coup la retenue d’eau qui se transforme en torrent,

les poumons paniquent, ils doivent agir, le souffle les vide instantanément.

L’inspiration revancharde voudra récupérer plus d’air qu’il n’en a été dispersé.

Le souffle respirant trouve le rythme du pas du légionnaire.

Le cœur bat au diapason du tempo du slow.

Le bref moment de panique a disparu

Il nous fait aussitôt apprécié comme la tranquillité bienveillante est réconfortante.

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