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Deux faces de la vie.

  • Photo du rédacteur: Arthur Baudon Vernet
    Arthur Baudon Vernet
  • 8 nov. 2022
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 nov. 2022

Soixante secondes aujourd’hui

ont pourtant la même durée que soixante secondes

il y a 10, 50, 1 000 ou 21 500 ans.

Mais pour densifier sa vie,

puisque nous sommes ce que nous vivons,

certains peuvent et veulent intensifier

chaque minute en essayant de la remplir

comme on remplirait un sac

avec le plus de grains de sable possible,

mesurant la qualité d’une journée vécue

au nombre de sacs entassé.

(Si on ne dort pas c’est 1 440, pas plus.)

Toujours cherchant et trouvant le moyen

de rajouter quelques grains supplémentaires

en superposant plusieurs activités dans le même instant

pour remplir le moindre recoin disponible.

Se retournant de temps en temps

pour apprécier l’énorme tas de sacs

mesurant ainsi leur vie

à son poids en sable et à l’absence de vide.

Ca a été une belle vie, bien remplie.

Bravo, tant mieux pour eux, respect.


Mais d’autres préfèrent ou ne savent remplir

qu'un seul sac avec une seule petite paillette d’or.

Le même sac, la même paillette d’or,

pour se concentrer sur celle-ci

et uniquement sur celle-ci,

pour l’appréhender de haut en bas,

de droite à gauche,

et à nouveau de bas en haut et de gauche à droite.

Etre seulement conscient du monde

qui nous entoure et de notre rapport avec lui.

Une exploration sans fin puisque n’étant jamais

la même personne vingt-quatre heures plus tard,

la paillette d’or ne sera jamais perçue

exactement de la même façon.

Autant d’interprétations possibles que de jours vécus.

D’ailleurs, la paillette n’étant jamais

non plus totalement éclairée

chaque jour de la même façon,

son aspect ne sera jamais exactement

similaire à celui de la veille.

Multipliant à l’infini les interprétations possibles.

Cette attention, cette concentration

des sens et de l’esprit sur une seule chose

permet une intensité de « vie vivante » incroyable.

Et en regardant en arrière,

le sac finalement décomposé

ne laissera apparaitre que la paillette d’or,

prête à nourrir un autre corps et un nouvel esprit

pour rendre une nouvelle vie pleinement vivante.

Bravo, tant mieux pour eux, respect.

 
 
 

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Arthur Baudon Vernet
auteur, artiste, philosophie, photographie, poesie, ecriture, ecrivain français
Montpellier, Occitanie, France, arthurbaudonvernet

 

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