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Les rois et le microbe.

  • Photo du rédacteur: Arthur Baudon Vernet
    Arthur Baudon Vernet
  • 28 oct. 2022
  • 2 min de lecture

Il était une fois une planète

avec 100 pays différents. Un minuscule microbe

100 fois plus petit qu’une bactérie

s’était vite répandu sur la planète toute entière.

Personne ne le connaissait

et certains habitants en le rencontrant mourraient.

Au fur et à mesure de sa propagation,

tous les rois les uns

après les autres ont ordonné à leurs sujets

de rester enfermé chez eux.

Tout le monde a obéi. Puis, en fonction de la situation de chaque pays,

les rois, les uns après les autres ont ordonnés

à leurs sujets de sortir

et tout le monde est sorti.

Les peuples étaient dociles, mais jusqu’à quand ? Et puis, ils ne savaient même

plus pourquoi ils avaient été enfermés. À cause du microbe bien sûr.

Non, non, à cause d’un engorgement possible des hôpitaux

pour être sûr de pouvoir soigner tout le monde, au cas où. « Le principe de précaution »,

par rapport à quelque chose qu’on ne connaît pas. Sur cette drôle de planète,

le principe de précaution fonctionnait

aussi sur des choses qu’on connaît.

Par exemple, les éclipses du soleil par la lune.

Dans ce cas, au lieu de profiter de l’occasion

rare de l’alignement, terre, lune et soleil et d’expliquer

aux élèves le phénomène impressionnant

de la lune qui remplace progressivement

le soleil pour l’occulter totalement,

les écoles fermaient leurs rideaux,

mettaient les enfants dans les classes

et leur interdisaient

de regarder dehors pour éviter

que le soleil ne leur brule les yeux. Quels drôles d’habitants!

Ils se protègent face à ce qu’ils ne connaissent pas

comme devant ce qu’ils connaissent.

Surtout ne prendre aucun risque. Les habitants avaient perdu de vue

que dès que la vie apparaît,

on est sûr qu’elle va disparaître, un jour.

On ne sait pas quand,

mais toute vie porte la mort.

Le fait de vivre est un risque. Ils l’avaient occulté

et ne supportaient

plus l’idée que l’on pouvait mourir. C’est pourtant bien parce qu’une vie ne dure pas,

qu’elle a tellement de valeur.

 
 
 

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Arthur Baudon Vernet
auteur, artiste, philosophie, photographie, poesie, ecriture, ecrivain français
Montpellier, Occitanie, France, arthurbaudonvernet

 

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