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Notes d'écriture.

  • Photo du rédacteur: Arthur Baudon Vernet
    Arthur Baudon Vernet
  • 21 janv. 2023
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 janv. 2023

Au début l’écriture est tape à l’œil,

mais celui qui écrit ne la voit pas telle qu’elle est,

on ne peut pas être dans la toile et peindre le tableau.

A force de répétition, cette coexistence entre l’écriture

et l’écrivain crée une connivence,

Une porosité s’installe entre les deux acteurs,

les premiers mots sont plus faciles à écrire

quand ils restaient timidement

emmitouflés dans la boite crânienne.

La main a su trouver ce fil d’encre

pour aller directement dans la zone poissonneuse

et y trouver les bon mots,

puis au fur et à mesure de sa pêche parfois miraculeuse

elle aura fini par savoir explorer

d’autres eaux et trouver encore d’autres mots.

Ce mouvement contribue aussi à déposer

des vides entre le sens des mots,

comme des espaces de suspension

pour ne pas trop enfermer sa pensée,

ne pas dessiner tous les contours,

laisser le sfumato opérer,

inviter le lecteur à deviner, comme

s’il avançait sur des pas japonais,

c’est son pas chantant de marcheur qui fera le chemin,

ce n’est pas une route balisée ou une autoroute

sur laquelle on avance sans faire attention au paysage.

L’écrivain et le texte laissent alors suffisamment

d’espace au lecteur, pour qu'il se glisse entre les deux ,

faisant advenir un univers spatio-temporel unique composé

d’1/3 par l’écrivain, 1/3 par l’écrit, 1/3 le lecteur.

Alors, à chaque nouveau lecteur, un nouveau texte né.

C'est fou, non ?

 
 
 

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Arthur Baudon Vernet
auteur, artiste, philosophie, photographie, poesie, ecriture, ecrivain français
Montpellier, Occitanie, France, arthurbaudonvernet

 

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