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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Platon enchainé à un smartphone.

La société nous vante la nécessité

d’acheter des produits et des services

pour rendre notre vie meilleure,

pourtant plus on les consomme

plus on alimente une machine à frustration

qui nous précipite dans un vide de plus en plus grand.

Le shoot du « toujours plus » inévitablement addictif

creuse un vide, devenu abyssal

qui fait surgir notre mal être.  

Alors cette même société

nous vend des produits et des services

pour soigner notre désespérance,

comme en nous offrant une pelle pour agrandir

le trou pourtant déjà remplit de vide de nos existences.

Et si encore une flamme de réflexion persiste

à  illuminer notre esprit, cette même société

va nous distraire jusqu’à l’abrutissement

pour éviter que notre pensée aboutisse à orienter

notre attention vers une augmentation

de notre être plutôt que de nos avoirs.

Rien de nouveau sous le soleil,

nous voici toujours piégés dans la caverne de Platon.

Pourtant tout le monde

dispose du même outil : son cerveau.

Peu importe sa qualité de fabrication d’origine,

il est malléable et son évolution ne dépend finalement

que de l’orientation de nos désirs:

Augmenter son être ou son avoir ?

Le reste est comme pour la marche,

les premiers kilomètres sont durs,

ensuite on n’y réfléchit plus, c’est devenu un automatisme.

La preuve, on peut même penser en marchant.

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