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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Songe d'une nuit d'été.

Se nourrir en permanence de tout

ce qui est à portée de main.

Non pas, en capturant, mais en étant happé

par la plante, le soleil, les pétales de fleurs,

la lumière, les parfums de la glycine,

le froid de l'eau de la rivière,

la peau de l'abricot,

la texture et les arômes d'une viande de Galice.

Le sang de la terre a jailli des côtes du Rhône,

après un temps de fermentation et de repos

il dépose une caresse délicate et raffinée

sur la langue et enlace le palais des saveurs.

Emerveillé par les couleurs des tomates,

haricots verts, mini courgettes et leurs fleurs,

les uns découpés en quartiers, d'autres

en rondelles ou lamelles,

saupoudré de fleurs de basilic fraichement cueilli,

salé par la fleur du sel

et huilé par le jus des olives du domaine.

L'excitation des papilles, des yeux, du touché

crée un orage dans le cerveau.

la caresse de la nuit à peine éclairé

par la lune calme aussitôt l'esprit.

Recentré sur ses sens,

le corps entier en immersion dans le monde

des arômes, saveurs, textures, sons et lumières

ne sait plus s'il a rêvé ou vécu.

Mais quel est vraiment la différence ?

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