A comme A.
- Arthur Baudon Vernet

- 6 mars
- 1 min de lecture
La gravité de ta voix me rend dingue de toi.
Cette vibration enveloppe mon cœur.
Mon corps se retrouve enlacé
tout entier par cette caresse sonore.
Alors , ma main glisse voluptueusement
de bas en haut sur le manche de l’instrument
pour en sortir des sons aigus à l’image de ta voix.
A s’en pâmer!
« Est-ce de toi? »
Oui, c’est bien de moi.
C’est ma main accompagnée
d’un crayon ou d’un stylo
qui rend visible mon rapport au monde.
Un agencement de mots qui advient
quand le réel me percute.
Il ne s’agit pas d’un fantasme, d’un rêve,
ni du fruit de mon imagination.
Il ne s’agit pas de construire,
ni d’élaborer de belles phrases pour séduire
ou pour qu’on les trouve belles.
C’est simplement la connexion la plus légère,
la plus fine, comme la plus puissante, la plus dense
avec le réel qui fait surgir
certains mots dans un certain ordre.
Il n’y a rien de plus immense
que l’émerveillement devant le réel.
Toucher, enlacer ce réel sans jamais espérer le posséder,
puisque par définition, il est évanescent
Et s’en satisfaire pleinement.

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