top of page

Au nom de la mer, du bateau et du Vent.

  • Photo du rédacteur: Arthur Baudon Vernet
    Arthur Baudon Vernet
  • 25 juil. 2021
  • 2 min de lecture

Il connait les moindres bruits de la coque.

Il sait qui marche, où et pourquoi sur son bateau.

Avec le bruit de la mer sur la coque,

il connait la vitesse du vent et sa direction.

Il connait l’état de la mer d’aujourd’hui

par la roule du bateau.

Il connait l’état de la mer de demain

à cause du vent d’aujourd’hui.

Il est calme, délicat avec la barre.

C’est quand il se rapproche ou

s’écarte du monde terrestre

qu’une certaine agitation survient.

A l’arrivée, la prise de contact radio obligatoire

avec le port marque le point de départ

de cette agitation : Accoster,

c’est-à-dire parvenir à rendre presque immobile un objet,

de sexe féminin pour les anglais,

fait pour être en mouvement

en permanence sur un milieu liquide.

S’efforcer de réaliser des actes rapides

et efficaces pour rendre cette étape

la plus brève possible nécessite un savoir-faire certain.

C’est-à-dire un savoir et une façon

de l’exécuter qui implique la répétition

d’actions qui paradoxalement

ne sont jamais tout à fait les mêmes.

Le port, le vent, la mer, l’humeur, la lumière,

les voisins de quai, autant de paramètres

qui paraissent répétitifs

et pourtant ne peuvent jamais être tout à fait les mêmes.

Essayez de garer votre voiture à une vitesse

qui ne dépend pas totalement de vous

et n’est jamais tout à fait la même

sur un sol qui bouge tout le temps de gauche à droite

et de bas en haut

et jamais de la même façon ?

En plus un bateau, c’est beaucoup plus gros qu’une voiture.

Il faut tout exécuter dans un temps rapide :

il faut profiter de l’inertie, c’est-à-dire qu’il le faut,

car sinon il faudra lutter contre elle.

Un bateau va toujours de l’avant.

Si on l’accompagne tout va bien,

si on doit lutter contre,

tout peut devenir très compliqué, très rapidement.

Plus marin que terrien l’esprit s’échauffe à terre.

Plus vite désarçonné par les actions

à mettre en oeuvre pour la vie terrestre,

comment peut-il être à l’aise sur terre ?

Il aurait dû naitre avec des branchies,

des nageoires et deux ailes comme les poissons volants,

mais aussi avec deux jambes

pour arpenter le pont des voiliers,

un cerveau pour calculer un cap

et deux bras pour enlacer les femmes.

Il existe, je l’ai rencontré, c’est le capitaine !



 
 
 

Posts récents

Voir tout
A comme A.

La gravité de ta voix me rend dingue de toi. Cette vibration enveloppe mon cœur. Mon corps se retrouve enlacé tout entier par cette caresse sonore. Alors , ma main glisse voluptueusement de bas en hau

 
 
 
Catabase sotériologique

Comme le brin d'herbe est cueilli sèchement par la lame de la faux. La vie peut nous mettre à terre. Une fois couché, la conscience même de notre état réel nous est étrangère. Le temps , notre allié,

 
 
 
La boite à bonheur.

Je n’apprécie pas le principe du tatouage au prétexte que notre corps nous appartiendrait, nous en ferions  ce que nous en voulons, en plus cette empreinte serait là pour nous démarquer , comme si no

 
 
 

Commentaires


© 2023 par L'Artefact. Créé avec Arthur design

Arthur Baudon Vernet
auteur, artiste, philosophie, photographie, poesie, ecriture, ecrivain français
Montpellier, Occitanie, France, arthurbaudonvernet

 

bottom of page