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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

L’un dans l’autre.

L’empathie, quel malentendu !

On essaye de prendre la place de l’’autre.

Plus on l’écoute, plus on lui pose de questions,

plus on est attentif, plus on est persuadé

d’avoir compris l’autre, ses abysses ou ses bonheurs.

Il s’agit en fait toujours de nous,

mais à sa place à lui, c’est donc toujours nous.

Il ne s’agit que de soi qui se promène en terres inconnues

et en respire le parfum, persuadé d’être à l’écoute

et de comprendre les autochtones

Il faudrait se laisser envahir par l’autre,

s’en imprégner par toutes les pores de notre peau

comme un acteur immergé

dans le rôle qu’il va interpréter.

C’est un abandon dont il s’agit,

l’abandon de soi pour laisser l’autre y rentrer.

Alors là peut-être,

pourra-t-on ressentir ce que l’autre ressent ?

Ca dépend du rôle et de l'acteur

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