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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

La douleur de l’aube

Traverser l’enfer avec joie,

c’est marcher pieds nus sur des braises

que l’on ne voit pas brûlantes

mais plus un pied chasse l’autre

plus la chaleur des charbons incandescents

pique, pince, mord, pour finir par tordre

de douleur nos pieds tellement fragiles.

Et pourtant, il faut avancer. Le recul est impossible.

L’arrêt rend la douleur plus intense encore.

Il faut absolument regarder devant vers le noir.

Le bout du tunnel n’est pas encore visible,

la douleur s’accumule à chaque nouveau pas.

On croit s’y être habitué puisque

qu’on finit par ne plus la ressentir.

Elle est tellement forte qu’elle a

saturé notre capacité nerveuse.

Nos nerfs ne font plus la différence

entre le chaud, le très chaud, le brûlant, le mordant

ou le lent déchiquetage de la chair

lorsque les flammes la dévorent.

La douleur maximale est atteinte,

le cran de plus n’existe pas.

Tout est douleur, les sens en sont anesthésiés.

Cette souffrance omniprésente capte leur attention

incapables de réagir à d’autres stimuli.

Pourtant, à un moment, une petite lueur apparaîtra.

Effectivement, le ciel est au plus noir avant l’aube.

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