La fascination ou l’émerveillement ?
- Arthur Baudon Vernet

- 7 janv.
- 1 min de lecture
Dans la fascination,
les yeux du fasciné sont dilatés,
sa bouche ne sourit plus.
Le fan et la Star.
Leurs rapports sont asymétriques ,
la Star consume de nombreux fans,
tous interchangeables.
Le fan est obnubilé par sa Star, immuable.
Les deux se nourrissent l’un de l’autre,
mais la fascination
les aveugle l’un et l’autre.
ils perdent contact avec la réalité.
L’émerveillement , lui,
surgit du réel,
il arrondit les yeux, les fait sourire
et la bouche aussi.
Si c’est une chose qui émerveille ,
c’est bien grâce à l’attention
que lui a porté l’émerveillé qu’il l’est.
Peu importe la chose,
c’est l’intensité de son attention
qui a révélé cette beauté, là devant lui.
S’il s’agit d’un autre,
l’émerveillement toujours
communicatif est généreux.
Ses bras grands ouvert les accueillent tous les deux.
Sous cette caresse,
un frisson parcourt leurs épidermes,
alors cueillis,
ils ne peuvent plus que s’enrouler.

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