• Arthur Baudon Vernet

La lampe d'Aladin.

La clarté par l’obscurité.

Enfermé soudainement dans la nuit noire, après un temps d’adaptation, le noir n’est plus totalement noir, on y perçoit des ombres. On y découvre un monde remplis de

nuances, des sombres très clairs aux sombres au très foncés.

Le noir qui occupait tout l’espace n’existe plus.

Après le confinement, on commence à percevoir l’essentiel.

En essayant de regarder le soleil, forcement on n’y voyait plus rien ça c’était avant.

Aujourd’hui on commence à distinguer autre chose de plus essentiel, on s’en doutait, mais

la ça devient évident, ça prend corps.

Ce temps suspendu est un formidable accélérateur de prise de conscience.

Comme si elle avait été embrumé par tellement d’artifices, perdue dans ce trop plein

de distractions, d’apparats, de leurres, de faux semblant.

Notre conscience était quelque part dans un coffre enfouis au milieu d’objets

dont on ne savait plus quoi faire et là, on remettait la main dessus, la redécouvrant.

En soufflant délicatement dessus pour la débarrasser de la poussière accumulée, en la nettoyant avec attention pour qu’elle retrouve son éclat.

Elle nous sourit presque, contente elle aussi de nous retrouver, comme si elle s’en rendait compte et qu’elle se réjouissait d’être utile.

Elle et moi enfin réuni à nouveau.



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