top of page

La méditation du poète.

Photo du rédacteur: Arthur Baudon Vernet
Arthur Baudon Vernet
15 mars 2022
1 min de lecture

Assis au bord du fleuve gigantesque,

mon regard est perdu vers la lointaine rive opposée.

Devant mes yeux défilent

des troncs d’arbres,

certains avec des feuilles encore vertes,

des barques à moteurs filent en sens opposé,

des oiseaux volent en escadrille

parallèlement au cours d’eau,

quand d’autres en vols individuels

griffent le ciel dans tous les sens

avec leurs trajectoires aléatoires.

Mon regard n’est pas attentif, plutôt hypnotique,

il voit ce qui lui passe devant,

sans regarder vraiment.

Le bruit continue de l’eau du fleuve

qui s’écoule est d’une puissance

juste suffisante pour rendre silencieux

le son de ces mouvements.

Cette musique d’eau aux intensités variables sans surprises

contribue à me mettre dans cet état de presque sommeil.

Mes yeux sont fixes, mes pensées comme évaporées.

Je suis avec moi même

sans rien qui puisse me distraire,

si ce n’est l’intensité d’être.

Mon esprit est là,

mais ne restitue que le rien,

le rien d’être transpercé

le plus naturellement possible par le souffle.

Le simple souffle qui rentre et qui sort, ni plus, ni moins.

Ce rien est pourtant d’une totale plénitude.

Il m’envahit, je perçois,

sans l’interpréter sa puissance et sa fragilité,

sa présence continue.

Je suis seulement,

mais totalement présent

dans une grande intensité tranquille

avec une absence d’intentionnalité,

disposé à recevoir ce qui m’est donné.

Quelque ce soit ce qui m’est donné,

totalement prêt à prendre au dépourvu l’imprévisible.


 
 
 

Posts récents

Voir tout
La vie qui vit

Le tourbillon de la vie, les bruits de la ville. Les sollicitations, les reconnaissances de toutes natures autant d’objets extérieurs qui semblent nourrir notre intérieur. Ils anesthésient nos sens,

 
 
 
Écriture et photographie.

"Le monde est rempli de visions qui attendent des yeux. Les puissances sont là, mais ce qui manque ce sont nos yeux." Christian Bobin. La photographie a besoin de lumière et de temps. La lumière sur l

 
 
 
L’habit de lumière

Ne rien attendre n’est pas être résigné, mais devenir acceptation. Se laisser transpercer plutôt que de vouloir prendre. Porter suffisamment son attention pour laisser advenir l’émerveillement. Ecout

 
 
 

Commentaires


© 2023 par L'Artefact. Créé avec Arthur design

​

Arthur Baudon Vernet
auteur, artiste, philosophie, photographie, poesie, ecriture, ecrivain français
Montpellier, Occitanie, France, arthurbaudonvernet

 

​

bottom of page