top of page
  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Les cercles du temps

Il est des jours où l’on est fatigué, las.

Notre machine à interpréter le réel, nous,

tourne en rond voire ne tourne plus du tout.

On a beau essayer de se tromper soi-même

en chassant les idées noires d’un geste de la main,

cachant les autres coupables sous un nuage bien sombre

tout au fond de notre cerveau.

Ce gout de terre dans la bouche revient

top ou tard et nous fait déglutir.

La journée passe à travers nous plutôt

que nous traversons la journée.

Bien sûr, nous savons faire illusion en souriant,

en déroulant les automatismes que nous avons acquis,

tous ces corsets tissés par nos familles,

milieux, pays, culture en général.

Autant de tuteurs pourtant indispensable à une époque

où ils étaient plus grand que l’arbrisseau que nous étions,

devenus obsolète aujourd’hui quand l’arbre

voit tous ses tuteurs qui jonchent le sol autour de lui.

Tous ces corsets qui n’existent plus, autant d’illusions.

Ne pas oser marcher avec des béquilles,

effrayé à l’idée de les lâcher pourtant rétabli.

On ne se rend pas compte soi-même,

que l’on est un grand et bel arbre,

pas plus que chaque jour qui passe contribue

à construire un nouveau cercle de croissance.

C’est pourtant cette accumulation d’expériences

agréables et désagréables qui fait que l’on connait

de plus en plus de notes, de partitions,

d’arrangements et autres mélodies.

« Ce quelque chose » composé de connaissances

et de savoir qui nous permet d’improviser.

Comme s’il fallait toute un vie pour oser

changer du jour au lendemain.

9 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Le sang de la mer

Le bateau file sur une mer houleuse, le vent ne pousse pas assez fort pour que la coque efface les vagues, l’allure est irrégulière. Le bateau décolle puis s’engouffre, on est loin de l’allure réguliè

Croquer la pomme

Je n’ai besoin de personne pour vivre, mais j’existe par le regard de l’autre. Quand ce regard est éclairé par le soleil de l’amour, je me sens immédiatement plus joyeux, comme si l’amour m’envoyait d

Le rythme de l’eau

L’espace et le temps se dilatent d’abord pour s’évaporer ensuite. Pff, pff, le son d’un ballon qui se vide en volant dans toutes les directions avant de tomber par terre , inerte, sans air. La navigat

Comentários


bottom of page