top of page
  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Le doute de l’agenda.

Le lundi, je rempli mon agenda avec jubilation.

Quand la dernière case vide est remplie,

la vague de satisfaction du travail

accomplit m’envahie, je suis productif .

Puis, c’est un vertige, une angoisse : plus une minute à moi.

Le désir de l’agenda vide donne aussi le vertige,

il m’oblige à composer avec l’imprévu,

l’ennui et surtout moi-même et me culpabilise.

C’est éprouver l’inconfort du doute permanent,

rempli de points d’interrogations

avec quelques très rares points pour respirer seulement,

et le confort des certitudes entourés de points

bien à l’abri derrière une forêt de points d’exclamation.

Le désir, moteur de l’élan vital aliéné

par son besoin de prendre

tout ce qui se présente à lui,

incapable de de s’abandonner

au simple fait d’être vivant,

incapable de vivre pour vivre.


2 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Le sang de la mer

Le bateau file sur une mer houleuse, le vent ne pousse pas assez fort pour que la coque efface les vagues, l’allure est irrégulière. Le bateau décolle puis s’engouffre, on est loin de l’allure réguliè

Croquer la pomme

Je n’ai besoin de personne pour vivre, mais j’existe par le regard de l’autre. Quand ce regard est éclairé par le soleil de l’amour, je me sens immédiatement plus joyeux, comme si l’amour m’envoyait d

Le rythme de l’eau

L’espace et le temps se dilatent d’abord pour s’évaporer ensuite. Pff, pff, le son d’un ballon qui se vide en volant dans toutes les directions avant de tomber par terre , inerte, sans air. La navigat

Comments


bottom of page