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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Le golfeur et le papillon.

Nous sommes « un », composé de multiple.

C’est bien pour ça qu’il est compliqué

de savoir qui on est vraiment.

Par moment on se voit chien,

parfois plutôt chat voire poisson, libellule,

évidemment papillon, oiseau,

Lune, Soleil ou rien.

Certaines rencontres vont dévoiler telle

ou telle partie de ce multiple.

Certaines circonstances vont étouffer telle autre,

au contraire en faire rayonner une qui était bien cachée.

Ballotté par les intempéries de la vie,

la frontière entre la persévérance et l’obstination

est parfois difficile à discerner,

mais si on écoute la petite voix, la bonne, pas l’autre,

alors on sait quand on est en accord avec soi,

car il y a un soi, même si il est polymorphe,

on sait quand il prend un des aspects de soi

ou quand il se déguise.

C’est bien ce raccord à soi sans couture

qui est la balise dans la tempête.

Évidemment plus les multiples de soi sont hors normes,

hors standards, plus c’est compliqué

car la société exige de savoir à qui elle a affaire.

Dans quelle boite il rentre.

Impossible de rentrer dans plusieurs cases,

encore moins d’enlacer

plusieurs boites en même temps.

Un médecin qui fait du bateau,

tout va bien,

un comptable qui fait du vélo,

normal,

mais comment

un poète pourrait jouer au golf,

un vigneron rouler en Porsche ?

Un intellectuel faire des blagues

de garçon de café ou le contraire ?

Non, mais, il ,ne faut pas rêver non plus!

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