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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Le point de bascule.

Dernière mise à jour : 18 févr.

Les couches de notre vécu encore frais enlacent

celles de nos passés sédimentés

pour nous diriger vers un avenir

qui pourtant deviendra immédiatement révolu.

Un cercle vicieux dont le rayon se réduit avec le temps.

Où sommes-nous donc ?

Tiré par la manche d’un passé qui n’est plus,

poussé en avant par un avenir sans cesse

reporté au lendemain.

Le présent apparait partout dans notre regard,

dans nos bras tendus vers l’étoffe

de ce  présent-futur que nos mains  ne touchent pas encore

ou dans la peau de la fleur déjà fanée d’un présent-passé

dont la caresse n’est plus qu’un souvenir.

Il s’agit bien d’un présent continue,

c’est affolant, même vertigineux.

C’est peut-être pourquoi nous préférons

rester bien rassuré en nous tenant fermement

d’un côté au passé et de l’autre au futur

pour surtout ne pas sauter dans le présent.

Il pourrait modifier notre trajectoire

et nous emmener dieu sait où.

 

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