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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Le mur de briques.

Est-on obligé de traverser

la souffrance pour trouver le bonheur ?

Ne s’agit-il pas d’un état d’être ?

Certain le possède et l’exprime

naturellement sans effort apparent

comme ils respirent, ils sont alignés avec eux-mêmes

et franchissent la vie comme le gerris glisse sur l’eau

quand d’autres semblent obligés

de suivre ce chemin douloureux de l’épreuve

qui peut les enterrer vivants ou qui va les sauver.

La souffrance va changer leur trajectoire,

attirer leur attention sur une vérité plus vrai.

Avant le calvaire, ils se dirigeaient avec conviction,

de toute leurs forces,

tendus vers un phare qui était un leurre.

Ils ne pouvaient qu’échouer avec fracas

par les rochers, mais ils ne les voyaient pas,

ils ne pouvaient pas les voir.

Seule la catastrophe a pu déchirer le voile

devant leurs yeux, ils ont alors pu tourner

la tête dans la bonne direction

et se frotter au plus grand que soi

qui permet de tout donner sans rien attendre en retour.

Ce voile a pu être tissé par eux-mêmes.

Une construction mentale composée des briques

de la naissance, de l’éducation, du milieu,

de l’environnement, de l’apprentissage, des rencontres

et des expériences.

Autant de briques qui ont érigé une

forteresse autour d’eux, les rendant  incapable

de voir par-dessus les murs.

Ils ont cru le Monde serti dans cette petite enceinte.

L’épreuve a fait exploser violemment

les murs de l’arène où ils jouaient un rôle.

Débarrassés de leur costume de théâtre,

ils peuvent alors revêtir leur habillement propre,

et marcher en souriant droit devant vers la vie qui vit.

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