• Arthur Baudon Vernet

Un observateur averti en vaut deux.

Il y avait une distance entre eux.

Plus les années passaient,

plus cette distance s’était installée,

elle ne grandissait pas,

mais persistait.

Ils n’osaient pas faire l’effort de se connaitre.

Un jour, l’un prit le sujet à bras le corps

et entrepris d’essayer de connaitre l’autre.

La distance soudain se réduisit.

Certes, une zone d’ombre résiduelle existait,

car on ne peut pas jamais totalement connaitre un sujet.

Mais depuis, tous les deux pouvaient partager

des moments de plus en plus complices,

faisant fi de l’avis des autres,

ils finirent par agir en plein accord avec eux-mêmes.

La distance entre l’observateur

et la chose observée avait disparu,

il n’y avait plus de conflits,

comme si ils ne faisaient plus qu’un.

Il avait fait la connaissance de soi.

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