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  • Arthur Baudon Vernet

L'embarras des larmes.

Ce ne sont pas celles de la tristesse,

de la peur, de la souffrance,

du désespoir, de la douleur

de la rage ou de l’injustice.

Les larmes de joies dérangent

plus les autres que celui qui les produit.

Leur existence donne une texture à la joie,

soudainement devenue salée,

chaude et réelle puisque je les sens

couler sur mes joues.

La rencontre de mes sens et de mon esprit

a fait jaillir un mot se transformant aussitôt en larmes.

Quelle extravagance !

Comment cette rencontre peut-elle faire jaillir de l’eau ?

Une émotion métamorphosée en matière liquide.

Mes larmes, une invitation à pleurer ensemble,

c’est peut-être pourquoi

elles sont si embarrassantes pour l'autre.


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