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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

La case du roi.

Quel beau film !

Scénario, musique, montage, acteurs,

tout s’enchaine comme dans une danse merveilleuse.

Le tempo embaume notre esprit virevoltant

maintenant sur l’écran du cinéma,

nous faisons partie intégrante du film.

Quelle belle pièce de théâtre !

Pas de temps morts.

Chaque geste, chaque attitude, costume,

décors, détails, mots, tous sont utiles,

nous voilà aspirés sur scène.

Rien n’est laissé au hasard, pendant la durée du ballet,

tout est lié, sans fausse note, sans vide,

tout y est ajusté, millimétré,

même les silences, surtout les silences.

Dans cette partie d’échec,

chaque pièce sa fonction,

son rôle et sa case : noire ou blanche.

Autant d’univers idéaux où tout a été préparé,

pensé, réalisé, c’est peut-être pour ça que nous aimons

tant les arts de fiction, les jeux.

C’est fluide, parfait, même les surprises n’en sont pas

puisqu‘elles ont été pensées.

Dans la vraie vie les surprises sont vraiment des surprises,

bonnes ou mauvaises, toujours imprévues par définition.

Dans la vraie vie, que l’on soit pion, fou, roi ou reine,

nous ne sommes jamais totalement sur une case

quelle soit blanche ou noire, plutôt toujours

à cheval entre les deux

D'ailleurs, dans la vraie vie nous ne sommes

jamais uniquement un pion, un fou, un roi ou une reine,

mais tour à tour nous enchainons les fonctions, les rôles

sautons de case en case, essayant de trouver une place

mi-blanche, mi-noire, tout y gris.

Alors, on y retourne, au cinéma!

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