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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Le sang de la mer

Le bateau file sur une mer houleuse,

le vent ne pousse pas assez fort pour

que la coque efface les vagues, l’allure est irrégulière.

Le bateau décolle puis s’engouffre,

on est loin de l’allure régulière et

parfaitement horizontale d’une coque sur foil,

mais bon, on avance avec la seule énergie du vent.

Il ne fait aucun bruit dans les voiles

parfaitement tendues,

c’est la mer qui envahit l’air

quand le bateau la déchire

avec ses deux coques bien affutées.

Aussitôt découpée, le sang blanc apparait sous forme

d’une émulsion blanche pour presque

immédiatement disparaitre

dans l’immensité du bleu.

Le bateau ne laissant finalement

aucune trace de son passage

sur son chemin liquide et bleu.

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