• Arthur Baudon Vernet

La danse des dieux

La jouissance commence par une envie,

un désir de l’autre

et de l’autre qui vous désire.

C’est l’expression de ces deux désirs

qui va transporter

les deux au plus profond d’eux-mêmes

pour y trouver la jouissance.

Atteinte, elle pourra alors s’exprimer

selon la constitution de chacun.

Les caresses comme les baisers du début,

ces mains qui tâtent, enveloppent

comme un souffle parfois chaud

ou frais suivant les zones explorées.

Ces bouches avec leurs lèvres et leurs langues

qui jouent une partie de cache-cache

ou « d’attrapes-moi si tu peux »

s’enlacent, se séparant pour glisser

vers d’autres partie du corps

puis reviennent, échangeant

à nouveau leur vitalité humide.

Ces sexes offerts rendus totalement disponibles

par ce désir mutuel

qui les tends autant qu’un arc est bandé.

Cette parfaite complémentarité des sexes

opposés où finalement on ne sait plus

si c’est l’un qui enveloppe l’autre

ou l’autre qui ouvre l’un.

Le rythme de la danse va forcément

devenir endiablé à un moment donné

car les deux le demanderont.

Un crescendo du mouvement et du son,

qui peut paraitre inhumain tellement il est agréable,

seuls les dieux peuvent ressentir

un plaisir de cette intensité.

Puis deux corps haletants vont reprendre

contact avec la terre retrouvant

petit à petit un souffle maintenant calme.

Les mains jamais complétement

sages vont se toucher, s’amuser,

entamer une nouvelle conversation

qui emmènera les deux, dieu c’est où..


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