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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

La fille du patron

Elle se doit d’être à la hauteur,

c’est son père qui l’a mis là, à la direction.

Elle est son œil, son doigt et sa voix,

mais n’a ni son nez, ni ses oreilles.

Elle attache trop d’importance à des détails

qui n’en ont pas et pas assez à ceux qui en ont.

Elle n’a pas la fibre du métier,

alors elle endosse un costume de chef

et s’agite d’un pas énergique, mais lourd.

Elle occupe le terrain le plus possible

comme si sa présence allait déteindre sur ses équipes,

mais c’est son stress qu’elle fait rayonner.

Tout le monde lui obéit, c’est la fille du patron

Ils le redoutent et le respectent lui,

absent il est omniprésent,

mais pas elle.

L’ambiance est une terrible tension

qui donne l’illusion que la maison est tenue.

C’est inefficacement corrosif.

Ce n’est pas tant qu’elle ne lui ai jamais dis non,

c’est qu’elle n’a pas oser chercher

ce qu’elle voudrait faire vraiment,

elle s’est rangée toute seule dans une case,

par négligence , par facilité, par peur peut-être.

Il n’y a qu’elle qui pourrait savoir pourquoi.

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