top of page
  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

La sueur du temps

A force de penser à un temps donné,

je suis dans ce temps donné.

A force de penser à un espace précis,

je suis dans cet espace précis.

Je visualise dans les deux cas

le temps et l’espace choisi.

Je peux voir cet espace

dans des temps différents.

Et même plusieurs temps

traverser plusieurs espaces.

Une autre dimension surgit.

Le temps perçu est plutôt un temps passé

qu’un temps futur, comme si le lieu

avait en lui la mémoire des temps passés

et qu’il livrait parfois un peu ses souvenirs

a qui y prêtait attention.

Comme si de temps en temps il suintait légèrement

et nous laissait capter des effluves du temps passé.

Ce n’est pas non plus parce que je le perçois que c’est vrai !

Nos sens nous trompent tellement !.

2 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Un vent de liberté.

Donner, donner, tout donner sans compter, sans se soucier d’un éventuel retour, sans envisager, sans espérer un gain. Crier sa joie jusqu’à taire cette petite voix qui peut surgir à tout moment comme

Chacun sa place.

Il y a l’artiste qui ne laisse aucune place au regardeur. Son regard sur le monde est le sien et il l’impose. Il existe d’autres artistes qui laissent une place à ce regardeur, attendant avec impatien

Voyage dans le temps du réel.

La pensée nous embarque dans un voyage spatiotemporel vers un futur qui n’est pas encore là, (sinon ce serait un présent), et jamais conforme à notre projection, ou dans un passé que l’on corrige san

bottom of page