top of page
  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Enlever le manteau.

Ce qui nous rend heureux,

c’est la qualité de notre présence à la vie.

On le voit bien en amour.

L’instant des moments passés ensemble traverse le temps.

Le premier grand voyage

est aussi électrisé par cette intensité.

Les premières fois en général,

quand on rencontre ce qu’on ne connait pas encore,

sont parcourus d’une attention extrême

à ce que l’on est train de vivre, là immédiatement.

Tous nos sens sont aux aguets pour tout capter,

ne rien rater, tout prendre.

Nos yeux finissent par entendre, nos oreilles voient,

notre peau capte les odeurs, notre cœur palpite

pour emmener plus rapidement et dans les moindres

recoins de notre corps l’énergie indispensable

pour que tout notre être soit engagé dans ce moment.

Totalement vivant dans cette extrême attention

à ce que nous traversons, totalement présent,

nous sommes le plus vivant et le plus heureux.

Nous ne nous comparons pas,

nous sommes totalement à ce que nous vivons.

Nous ne pensons pas à éblouir quand notre ego se gonfle.

Nous ne pensons pas à ce que penserons les autres

quand nous doutons de nous-même.

Nous sommes totalement engagés dans ce que nous vivons.

Dans ce moment de rencontre,

nous voilà ébloui et enveloppé

par une lumière aussi éclairante qu'enflammée.

une rencontre avec un plus grand que nous,

l’autre, la nature ou encore une part de nous-même

trop longtemps cachée sous le manteau de la peur.

7 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Le sang de la mer

Le bateau file sur une mer houleuse, le vent ne pousse pas assez fort pour que la coque efface les vagues, l’allure est irrégulière. Le bateau décolle puis s’engouffre, on est loin de l’allure réguliè

Croquer la pomme

Je n’ai besoin de personne pour vivre, mais j’existe par le regard de l’autre. Quand ce regard est éclairé par le soleil de l’amour, je me sens immédiatement plus joyeux, comme si l’amour m’envoyait d

Le rythme de l’eau

L’espace et le temps se dilatent d’abord pour s’évaporer ensuite. Pff, pff, le son d’un ballon qui se vide en volant dans toutes les directions avant de tomber par terre , inerte, sans air. La navigat

Comments


bottom of page