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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Lu et lu.

Il est surprenant d’écrire et d’être lu à voix haute.

Comme s’il fallait passer par l’écrit pour être entendu.

Il ne suffit donc pas de parler.

Si je dis ce que je pense que je dis, pas besoin de l’écrire,

mais si j’écris, c’est bien pour dire ce que je pense,

absolument ce que je pense et déposer cette pensée.

Lue à voix haute, elle prend alors une autre dimension,

elle redevient éphémère.

Elle retourne à sa source en quelque sorte.

Les mots dits se propagent dans l’air pour se taire

avec plus ou moins de discrétion,

certain retombant par terre,

d’autre s’évaporant avec les nuages

Les oreilles de ceux qui les auront entendus

immisçant une pensée

avec une autre intensité que les mots lus

Les mots lus ou entendus n’ont pas le même impact.

Ça dépend des mots,

de la voix qui les portent,

des oreilles qui les entendent

de l’esprit de celui qui écoute

de l’esprit de celui qui les rend vivant.

Dans un cas, les mots de l’autre rentrent

avec la complicité des yeux, sans bruit.

Dans l’autre, un son se propage

avec l’énergie et la vitalité des émotions du lisant.

Les mots prennent alors du relief,

ils ne sont plus figés dans leurs deux dimensions,

ils en montrent une troisième, voire d’autre.

Une alchimie des sens, de l’esprit et des sentiments.




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