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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Se laisser transpercer.

Décorréler l’action du résultat

permet de s’abstenir de juger

en échec ou en réussite.

Agir en monopolisant tout son savoir-faire,

toute notre énergie et notre attention,

non pas en vue d’atteindre quelque chose,

mais de faire quelque chose, en donnant tout,

sans la crispation du vouloir bien faire,

avec un détachement qui libère

un élan imprévisible et permet, parfois,

d’aller bien au-delà de ce que l’on pensait,

secrètement, pouvoir atteindre.

Ne rien vouloir prendre, ne pas se servir.

C’est paradoxal et contre-intuitif.

C’est aussi le cas quand on est convaincu

qu’en occupant tout l’espace et le temps

« j’existerai plus ».

C’est au contraire en diluant mon ego

que j’augmente ma présence.

En devenant plus poreux au monde,

on découvre qu’il est bien plus grand

et riche qu’on ne pouvait le voir

à travers nos petites lunettes personnelles.

Une vision augmentée sans artifice extérieur,

uniquement par une plongée en soi.

Ne pas chercher à obtenir.

Dans le meilleur des cas on obtient

que ce qu’on a voulu , et encore, pas toujours,

mais si on donne c’est-à-dire,

quand on agit sans rien attendre,

tout ce qui est reçu est bonus,

et si rien n’est reçu, aucune importance.

Le monde découvert est si vaste,

tout le temps présent,

tout autour de nous et en nous.


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