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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Sur la route du paradoxe.

Il faut atteindre l’objectif pour se rendre

compte que c’était l’idée que l’on en avait

qui était essentielle pour nous faire avancer

et qu’on ne pensait pas au chemin

qu’il faudrait emprunter pour y arriver.

Pourtant une fois atteint,

c’est bien le chemin parcouru

qui nous a agrandi et pas l’objectif.

C’est bien en avançant sur ce chemin

que l’on a réalisé des choses

que l’on n’aurait jamais envisagé

pourvoir accomplir,

franchi des obstacles que l’on

n'aurait jamais imaginé pourvoir surmonter,

éprouvé des émotions que l’on aurait jamais

supposé pourvoir ressentir.

C’est pourquoi l’échec est doublement douloureux,

il nous montre le cruel décalage entre

notre désir et la réalité et en plus

nous rappelle la douleur du chemin parcouru pour ..rien.

Il suffirait pourtant de porter notre attention

non pas sur la taille du décalage,

mais sur le chemin parcouru

afin de prendre conscience de tout ce qu’il nous a permis

d’apprendre sur le monde et sur nous-mêmes,

que le fait d’avancer sur cette route

nous a fait grandir quel qu’en fut le résultat.

C’est bien l’accomplissement de la marche elle-même

qui nous permet de contempler le paysage

arrivé au sommet de la montagne ou pas.

La beauté du paysage est là , quand bien même

tout y serait gris nuageux et pluvieux.

C’est dans le mouvement lui-même

que réside une beauté

qui ne dépend pas des aléas climatiques

et qui nous incite à ajuster

nos nouveaux désirs et à marcher encore.


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