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  • Photo du rédacteurArthur Baudon Vernet

Une histoire de pêcheur.

L’intention du geste de peinture

ou d’écriture se nourrit de la même source.

Son expression diffère pour mieux rendre

compte de la réalité aux autres.

Dans les deux cas,

c’est un afflux de vitalité

qui irrigue la main.

Ce flux est d’abord intérieur

sous une autre forme,

il requiert un temps d’imprégnation

pour pouvoir ensuite se transformer

afin de se rendre visible et lisible

par soi et par les autres.

Etre conscient procède du même ordre,

il faut un effort d’attention

et un temps de maturation

pour pouvoir peut-être toucher

la conscience et finalement l’apercevoir.

L’écriture, la peinture, la création en général

participent de la même dimension.

Un effort d’attention

sur ce qui est hors de nous

et sur ce que nous sommes

à l’intérieur de nous-mêmes.

Se laisser transpercer par le monde

et restituer aux autres

le dépôt que nous en avons extrait

par le tamis de la conscience.



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